J’ai le plaisir de vous faire partager ma visite de serres spécialisées dans la culture hydroponique de tomate.
Les espaces de cultures sont divisés en plusieurs parties ayant des cycles de développement différent pour assurer une production de tomates en continue et toute l’année.
Le but de ce producteur est d’obtenir un rendement optimal tout en ayant un respect de l’environnement, bien que sa culture ne soit pas biologique.
Par ici la visite !
La Ventilation :
En ce qui concerne la ventilation, plusieurs extracteurs, intracteurs, ventilateurs ainsi que des générateurs de Co2 sont répartis dans la serre.
Afin de ne pas avoir de soucis récurrents avec le maintien des conditions idéales de culture, un centre de contrôle électronique prend en charge toutes les opérations, à l’aide de sondes disposées dans la serre.
La configuration de ces appareils est différente en fonction de la saison et de la période de développement des plants, le taux de Co2 varie également, plus important en floraison quand croissance car n’oublions pas que le Co2 augmente la photosynthèse et donc la productivité !
Le taux d’humidité est également géré et se situe constamment entre 45 et 55%.
La Méthode de culture :
Le producteur a choisi un système de culture hydroponique goutte à goutte complètement automatisé, une pièce spéciale est réservée pour le mélange des nutriments, un appareil gère la quantité de nutriments exact à donner, en respectant un Ec et un pH idéal en fonction du stade de développement des plants.
Le bac contenant les nutriments est oxygéné et l’eau circule continuellement afin d’éviter la formation d’algues et d’agents pathogènes nuisibles à la culture.
Ensuite, de ces réservoirs partent les tuyaux principaux d’où l’on fait partir les rampes d’irrigation et sur laquelle viennent se piquer les tuyaux capillaires et les goutteurs.
Les cycles d’irrigation sont automatisés en fonction du développement des plants en faisant attention qu’il n’y est pas plus de 10% de l’eau distribuée qui soit rejetée.
Substrat de Culture :
Même si le producteur démarre ses boutures dans des cubes de laine de roche pour un aspect pratique vu le nombre de plants.
Il préfère utiliser comme substrat la fibre de coco à la laine de roche pour des raisons de goût et aussi des raisons écologique (la fibre de coco est recyclable à 100 %) contrairement à la laine de roche, même s’ il est d’accord pour dire que la productivité avec ce substrat est légèrement inférieur.
L’éclairage :
Concernant ses serres, le producteur utilise l’éclairage naturel une partie de l’année et rajoute ensuite des lampes à sodium de 400 watts reliées à l’ordinateur central, qui dicte précisément quand chaque lampe doit s’allumer ou s’éteindre pour recréer des conditions d’éclairage naturelles.
Le type d’ampoule utilisée pour l’ensemble du cycle des plantes est la Sylvania Grolux.
La photopériode est diminuée lorsque l’on veut que les fruits se développent.
La Pollinisation :
Pour obtenir de magnifiques tomates rouges, orange et jaunes, il faudra passer par la pollinisation.
Oublions les techniques manuelles de pollinisation à n’en plus finir, la solution : la ruche à bourdon afin que ces derniers complètent le travail naturellement !
En conclusion :
La culture hydroponique permet une augmentation de la productivité, ainsi qu’une automatisation complète ce qui permet une autonomie plus grande et un réglage optimal des paramètres environnementaux nécessaires au développement des plantes.
Elle est utilisée par les professionnels mais aussi les particuliers passionnés de jardinage et permet de cultiver toute l’année des fruits, légumes, fleurs en obtenant le meilleur résultat possible.
De plus la culture hydroponique peut rimer avec écologie en fonction des substrats ou des engrais utilisés aussi bien à petite échelle, qu’à une échelle industrielle !
Je remercie le responsable de ces magnifiques serres pour son accueil et le plaisir que j’ai eue en faisant ce reportage !
En lui souhaitant la meilleure récolte possible !
www.hydroparadise.fr